Approche risque

TAUX D'INCIDENT AU 15 FEVRIER 2017 TOUTES PLATEFORMES CONFONDUES

(Unilend, Lendix, Finsquare, Lendopolis, Credit.fr, Bolden, Prexem, PretUp)

Taux d'incident moyen = 7.12 %

Taux

Montant

Duree

Secteur

Ca

Montantca 1

Salaries

Creation

Age

Rating

Commentaires (8)

Mickaelt
  • 1. Mickaelt | 10/03/2017
Tout à fait d'accord avec toi, le choix de la plateforme est primordial. Personnellement, je me limite à Lendix, Pretup et Credit.fr (les autres m'attirent moins, ou sont uniquement ouvertes aux français donc pas pour moi). Ce serait effectivement intéressant d'avoir des statistiques petite vs grosse plateforme (i.e. avec ou sans Lendix), ou encore des stats basées uniquement sur les plateformes à taux fixes... Y a plus qu'à :D
Manu
  • 2. Manu | 05/03/2017
@ Bzh35

- Un conseil que je peux donner aux prêteurs actuels et surtout aux futurs prêteurs intéressés, c'est prenez votre temps pour réfléchir, ne vous précipitez pas, le temps est votre allié. Pourquoi ? Parce qu'au fil des mois, nous aurons une idée de plus en plus précise sur la rentabilité FINALE de ce placement et donc nous pourrons y avoir beaucoup plus clair.
Et ça, ça inquiète énormément les plateformes car le chiffre risque d'être démotivant pour les prêteurs et peut nuire au secteur.
Ce n'est pas pour rien que suite à l'enquête très intéressante (et inquiétante) de l'UFC Que Choisir, l'association Financement Participatif France propose de changer les règles de calcul du taux d'incident...
Voir mon post : http://financementparticipatif.e-monsite.com/forum/discussions-generales/scandale-fpf-propose-un-nouveau-calcul-du-taux-de-defaut-qui-exclurait-57-des-incidents.html
L'objectif étant de ne plus comptabiliser un grand nombre d'incidents et de refaire baisser artificiellement le taux de défaut pour prolonger la survie du secteur...
C'est bien joué je l'ai vu et je ne laisserai pas passer cela.
Et ce qui me révolte le plus, c'est que les plateformes sérieuses ne contestent pas cela...
Ce qui les décrédibilise pour moi...
On est tenté de dire : tout le monde dans le même sac quand on voit cela...

- Le temps permettra de voir plus précisément quelles sont les plateformes qui ont peu d'incidents (au bout de 18 mois et plus) et je juger de la qualité de leurs sélections.
Il y a des écarts significatifs entre plateformes.
L'idée est que certaines plateformes font un véritable travail d'investigation sur chaque dossier et collectent bien plus d'infos qu'elles n'en restituent dans les fiches projets.
Pour moi le choix de la plateforme est primordial et participe à plus de 50 % dans la réussite de notre placement.

- Ensuite, il faut regarder les profils des incidents. Il y a des secteurs plus risqués, des tailles d'entreprises qui présentent davantage de défauts, etc...etc...
C'est la logique de la matrice de décision. Essayer de repérer les profils de risques important pour les éliminer de notre sélection ou leur accorder une pondération moins importante. Matrice à utiliser je le pense sincèrement même si je pense que le choix de la plateforme intervient en premier.

- Enfin nous avons l'analyse micro projet par projet. Pour moi, si on ne fait que cela, c'est extrêmement dangereux car on n'accorde aucune importante à la qualité de la plateforme et au profil de risque... Ca me rappelle la finance des années 80 avec des phrases comme : "qu'en penses tu de France Telecom ou Air Liquide ?" sans trop analyser le marché et ses caractéristiques au préalable...
Ce que j'ai remarqué dans les projets avec incidents, c'est que c'est souvent un problème de bas de bilan. Or ces chiffres évoluent quotidiennement...
Un dernier bilan publié en 2014 ou 2015 (comme c'est souvent le cas) n'indique en rien des problèmes de trésorerie à l'instant T d'une société !!!
De plus dans l'univers des TPE tout change très très vite d'une année sur l'autre et pas seulement le bas de bilan...Voilà les limites énormes de l'analyse financière...
Donc on peut se retrouver facilement avec des superbes ratios et un an ou 2 après c'est la cata. L'inverse est aussi vraie (même si c'est moins fréquent dans les sociétés financées en crowdlending. Le rapport est 60 à 65 % d'entreprises qui se dégradent après et 35 à 40 % qui s'améliorent).
Je ne parle pas des fiches projets qui sont rédigées souvent par les sociétés avec aucune preuve de l'objet du financement (pas de facture).
C'est pour cela qu'on anticipe très peu les défauts de cette façon ! Je l'ai assez vite compris.
Même avec des super analystes !
En gros on fait un diagnostic sur des données périmées et sur trop peu de données vérifiées...
D'où la part de l'aléa important si on ne se contente que de l'analyse micro...

Voilà où j'en suis dans ma réflexion...
Bzh35
  • 3. Bzh35 | 04/03/2017
bonjour à tous,
malheureusement je partage l'analyse finale de manu, en dehors de Lendix point de salut pour les prêteurs.Quelque soit nos connaissances en finance , nos analyses , sur toute les plateformes le risque est très réel et j'avancerai même l'idée qu'il faut une certaine " chance " pour preuve chez Lendo mes défauts s'accumulent bientôt 5 , alors que chez Unilend je n'en ai qu'un seul ... sans plus d'analyse .
Manu
  • 4. Manu | 29/01/2017
La relation durée du prêt et taux d'incident n'est pas pertinente.
Elle a d'ailleurs beaucoup évolué.
Dans un premier temps, la plupart des incidents se passaient chez Unilend, normal c'est la plateforme la plus ancienne.
Il se trouve qu'il y a beaucoup de prêts sur 48 mois et donc qu'il y avait beaucoup d'incidents sur 48 mois il y a un an.

Dans un second temps, c'est l'hécatombe chez Finsquare avec beaucoup de prêts financés sur 24 mois, et une explosion des incidents sur 24 mois.

On a donc un pic d'incidents sur 24 mois et 48 mois mais ce chiffre est lié aux plateformes concernées !

Donc admettons, chez Lendopolis, il y a un projet sur 24 ou 48 mois, pour moi il ne sera pas plus dangereux.
C'est une fausse relation c'est pour cela que je l'ai enlevé de mes stats.

Ce serait dangereux de se fier sur ce chiffre qui n'est pas pertinent.

Quant aux ratios prêts/ EBE ou prêt/ Résultat net, pour moi ils ne sont pas pertinents non plus. Pourquoi ?
Car les incidents n'interviennent pas vraiment sur des entreprises ayant un faible EBE ou un faible résultat net, mais plutôt sur des entreprises ayant une faible capitalisation ou un ratio dettes financières / capitalisation importante.

Le problème est plus pour moi sur la mauvaise structure du bilan que sur le mauvais compte de résultat.
Mickaelt
  • 5. Mickaelt | 27/01/2017
Bonjour Manu,

Ces statistiques sont vraiment super intéressantes (tout comme la matrice).
As-tu fait des calculs sur d'autre données ? (durée du prêt, ratio prêt/EBE ou prêt/resultat net, ...) Les résultats n'étaient peut-être pas pertinents ?
Manu
  • 6. Manu | 22/12/2016
Je valide ! Je mettrai en k€.
Manu
  • 7. Manu | 27/10/2016
Année de naissance jusqu'en 1964 : 263 gérants et 16 incidents
1965 et + : 528 gérants et 39 incidents
5 incidents sans connaître année de naissance du dirigeant (notamment chez les entreprises individuelles)

C'est surtout après 1980 que le fossé se creuse : 16 incidents pour 128 gérants à ce jour
Manu
  • 8. Manu | 27/10/2016
Ci dessus tu retrouves bien la stat du taux d'incident d'après l'année de naissance du dirigeant et d'après l'ancienneté de l'entreprise.

Ajouter un commentaire